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Masters de Rome : et le suspense demeure …

Neuvième titre pour El Toro à Rome © mirsasha / Flickr

A l’aube du début de Roland Garros, le Masters de Rome s’est achevé hier sur une victoire de Rafael Nadal. Un résultat qui se veut rassurant pour l’Espagnol, mais qui reste loin de l’être pour ses principaux concurrents.

Malgré une météo plutôt défavorable à Rome la semaine dernière, le tournoi de Rome nous a tout de même délivré le résultat escompté, à savoir du spectacle. Entre surprises, domination et blessures, le Foro Italico était plein de rebondissements mais finalement, c’est Nadal qui remporte son 9ème titre au sein de la ville aux Sept Collines. Il conforte donc sa place de numéro 2 mondial et également son étiquette de favori pour Roland Garros.

Un scénario particulier

Un mercredi cauchemardesque pour le tournoi, la pluie n’a en effet pas épargné le Foro Italico, aucun match n’a pu se dérouler de toute la journée. Mais les joueurs ont rectifié le tir jeudi, le soleil étant de retour, ils en ont donc profité. Qui dit journée sans jouer, dit aussi deux matchs dans la même journée pour les têtes de série, quelque chose d’assez inhabituel.

Gêné par cette accumulation des matchs, Roger Federer s’est vu contraint d’abandonner après une légère douleur à la cuisse. Le suisse a préféré se préserver en vu du Grand Chelem parisien. Il a tout de même eu le temps de se balader face à Sousa en délivrant un tennis d’une classe habituelle, ainsi que de remporter un match marathon au mental face à un Borna Coric des grands soirs (2-6, 6-4, 7-6).

Quant à Novak Djokovic, il n’a pas obtenu le plus facile des tirages. Deux matchs à rallonge face à Del Potro et Schwartzman ont eu raison du Serbe en finale, présent lors d’un seul set sur les 3. Mais après son titre à Madrid, le numéro 1 mondial confirme son statut et s’affirme en tant que réel prétendant au titre du côté de la Porte d’Auteuil.

Mais une grande partie du mérite revient à Rafael Nadal, qui a fait preuve d’un niveau absolument stratosphérique cette semaine. Le taureau de Manacor n’a laissé aucune chance à ses adversaires, ne laissant passer que six petits jeux jusqu’en demi-finale. L’Espagnol y retrouve Tsitsipas, et prend sa revanche (6-3, 6-4) contre un grec trop tendre sur les moments importants, contrairement à son match à Madrid.

Rome nous a donc livré des matchs palpitants, et notamment la surprise du chef avec le retour en forme de Juan Martin del Potro, passé à deux doigts de battre Novak Djokovic en quarts de finale (6-4, 6-7, 4-6). La Tour de Tandil était encore trop juste mais sa performance à Rome reste de très bon augure pour la suite de sa saison.

Et que dire du tournoi de l’autre argentin du top 20, Diego Schwartzman. Aucun set perdu jusqu’en demi-finale et en écartant sur son chemin Kei Nishikori, « El Peque » est tombé sur un os dans le dernier carré. Il a tout de même poussé Novak Djokovic en 3 sets et se place comme un réel outsider pour Roland Garros. On se souvient que l’Argentin avait, l’an passé, tenu tête à Rafael Nadal avant de voir l’Espagnol l’emporter après l’interruption par la pluie.

Les cartes redistribuées avant Roland Garros

5. C’est le nombre de vainqueurs différents pour autant de Masters 1000 disputés cette année. Ce n’était plus arrivé depuis 2003 que les vainqueurs soient tous différents. Cela donne une indication sur la suite de la saison : le suspense prend le dessus. En effet, même si Nadal vient de remporter Rome, El Toro n’affiche plus une domination sans conteste sur la terre battue. Et les concurrents s’accumulent.

Ne serait-ce qu’au sein du Big 3, Federer et Djokovic rêvent d’un second titre en terre parisienne, le seul qu’ils n’ont remporté qu’une seule fois. La Next Gen reste également à l’affût, Tsitsipas semble déterminé à atteindre les demi-finales d’un Grand Chelem à nouveau, après ses bonnes prestations à Estoril, Madrid et Rome. Quant à Thiem, il aura à cœur de rattraper sa saison sur ocre en demi-teinte et se retrouver encore en finale d’un Grand Chelem.

Restent les outsiders, Del Potro de retour, Fognini toujours redoutable, Coric qui monte en puissance, Schwartzman, Medvedev, Wawrinka ou encore notre Gaël Monfils national. Même si ces joueurs ne sont pas de réels prétendants à la victoire finale, ils sont capables du meilleur (comme du pire pour certains) sur un match. Du côté de Tennis Time, la rédaction croit à autre chose qu’une victoire de Rafa, même si le numéro 2 mondial est plus que motivé pour aller chercher son 12ème titre à Roland, après une saison en demi-teinte.

La participation de Quentin Halys fera-t-elle douter l’Espagnol dans sa quête de Dodecima ? Affaire à suivre…

Directeur de la rédaction | Plus d\'articles

Passionné par ma vocation, et par le tennis. Entre analyses, enquêtes ou reportages, mon fil d’Ariane est d’exposer ce que l’on ne voit pas forcément au sein du monde de la petite balle jaune.

Mickaël Corcos

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