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Dubaï : à la fin c’est toujours Djoko qui gagne

Novak Djokovic, quasi-invincible à Dubaï

Le serbe a remporté son cinquième titre à Dubaï et son troisième tournoi de la saison, en comptant l’ATP Cup. Avec dix-huit victoires en autant de matchs cette saison le Joker fait le plein de confiance avant d’attaquer les masters 1000 américains. 

Le chemin de Novak aurait pourtant pu s’arrêter en demi-finale. Après avoir franchi aisément les tours précédents, notamment tombeur d’un Karen Kachanov méconnaissable depuis la saison dernière (6-2, 6-2). 

Le natif de Belgrade a retrouvé sur son chemin le Français Gaël Monfils. En difficulté pendant tout le match, moins mobile qu’à l’accoutumé, commettant énormément de fautes, il concède trois balles de matchs dans le tie-break du deuxième set. Mais le Serbe ne s’avoue pas vaincu pour autant, son mental et sa ténacité lui permettent d’écarter ces trois balles de matchs, même si Gaël réalise également des doubles fautes au plus mauvais moment. Novak survole largement le dernier set et finit par décrocher son ticket pour la finale. 

Une finale que l’on attendait avec impatience puisqu’elle l’opposait au grand espoir du tennis Stefanos Tsitsipas. Bien décidé à ne pas reproduire les erreurs de la veille, Djoko est arrivé sur le court en étant davantage concentré et concerné. Solide en fond de court, opportuniste sur les occasions données par le Grec ( 3 balles de break obtenues, toutes converties), asphyxiant son adversaire, il n’a laissé aucune chance à celui qui pointe au sixième rang du classement ATP.

Même s’il avait peu de points à défendre, Novak a tout de même montré à ses adversaires qu’il fallait compter sur lui. On peut le dire, le Serbe sera le grand favori des masters d’Indian Wells et de Miami.

Une Next Gen timide 

On attendait beaucoup de ce tournoi concernant cette Next Gen dont on ne cesse de vanter les louanges. Le fait de s’engager sur un tournoi ATP 500 entraîne une exposition médiatique moindre et aurait pu libérer les jeunes pousses que l’enjeu et la pression cristallisent parfois. Force est de constater qu’ils ne sont toujours pas prêts à prendre la relève. 

A commencer par Stefanos Tsitsipas. Bien qu’il se soit hissé en finale, et ce assez facilement, grâce à un tableau plutôt dégagé à la suite des éliminations au premier tour de Fabio Fognini et Roberto Bautista-Agut, on attendait que le Grec se montre plus incisif et mette plus en difficulté le numéro un mondial. Il n’en a rien été. Capable de coups d’éclat et de points somptueux, ces moments ont été trop rare pour parvenir à renverser le Joker. 

Autre grande déception du côté des jeunes, Andrey Rublev. Eloigné des courts la saison dernière à cause d’une blessure, le jeune Russe avait démarré la saison de façon tonitruante en remportant deux tournois avant l’Open d’Australie (Doha et Adelaïde). Depuis l’Open d’Australie, et son élimination en huitième de finale contre un Zverev au sommet de son art, l’enfant de Moscou semble accuser le coup. Déjà sorti en quart de finale à Rotterdam par Krajinovic, il a, une fois de plus, trouvé le chemin de la sortie de façon prématurée, éliminé par un Dan Evans de gala. 

Bien que son adversaire ait élevé son niveau de jeu, on attend de Rublev qu’il soit justement capable de passer sans encombre des tours contre des adversaires pièges, comme ce fut le cas à Dubaï. C’est une condition sine qua non si le Russe veut pouvoir un jour accrocher à son palmarès un tournoi majeur et venir s’installer parmi le gratin du tennis. 

Quel bilan pour les Français ? 

Au nombre de quatre sur ce tournoi, difficile de dégager une grande satisfaction pour l’ensemble de nos bleus. Point d’ombre, Pierre-Hugues Herbert s’est fait sortir dès les huitièmes de finale par le Britannique Dan Evans, demi-finaliste du tournoi.

Après un premier tour contre un adversaire aussi compliqué que Marin Cilic, on pensait Benoît Paire en mesure de réaliser un grand tournoi. Les espoirs du plus irrégulier et sanguin des Français furent rapidement réduits à néant par un de ses compatriotes. 

Enfin de retour à Montpellier après sa blessure au genou qui l’a écarté du circuit pendant trois mois, Richard Gasquet a montré, à Dubaï, qu’il était sur la bonne voie. Tombeur facile du Sud-africain Harris et de Benoît Paire, il a buté sur un Gaël Monfils en très grande forme en ce moment. Si le défi était trop grand pour battre un joueur de ce niveau avec si peu de rythme engrangé pour le moment, le natif de Béziers a montré qu’il fallait compter sur lui dans les tournois à venir. 

Réelle satisfaction de ce tournoi, Gaël Monfils continue de surfer sur la dynamique du moment. Vainqueur à Rotterdam et à Montpellier, le Français s’est cette fois hissé en demi-finale. Si l’on peut regretter les trois balles de matchs non converties, difficile de blâmer Gaël tant la prestation qu’il nous a offerte sur ce match et sur l’ensemble du tournoi était de haute volée. Ce bon résultat permet également au numéro un des frenchies de conforter sa place dans le top 10. Une chose est sûre il ne fera pas le voyage pour faire de la figuration lors des Masters américains.

Journaliste/Chroniqueur | Plus d\'articles

Etudiant en deuxième année de journalisme, Tennis Time est le regroupement de mes deux moteurs dans la vie : le sport et le journalisme

Yohan Malliard

Etudiant en deuxième année de journalisme, Tennis Time est le regroupement de mes deux moteurs dans la vie : le sport et le journalisme

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