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Wimbledon : Faites vos jeux !

Les tournois de préparation sur gazon terminés, il est l’heure de se vêtir de blanc pour satisfaire nos amis d’outre-Manche. Wimbledon réserve quelques surprises cette année alors, faites vos jeux.

God save the grass. Après une édition 2018 satisfaisante mais garnie d’une finale sans grand suspense, comme lors des deux années précédentes, l’édition 2019 devrait continuer sur la lancée de 2019, avec – on l’espère- une finale à enjeu. Roger Federer est en forme, Novak Djokovic un peu moins, et Rafael Nadal incertain. La Next Gen ne semble pas encore très à l’aise sur la surface verdoyante, et certains papys du circuit font de la résistance. Décidément, les choses se ne déroulent pas vraiment comme prévues pour les Championships cette année. Mais ne vous inquiétez pas, d’autres éléments sont propices au bon déroulement du Grand Chelem cette année. Et ça tombe bien, Tennis Time les a dénichés pour vous. 

The King is back

On sait que la reine possède ses quartiers à Buckingham Palace, mais on sait également que le roi, Roger Federer pour les intimes, établit les siens à Church Road, proche du Centre Court. Fort de son nouveau titre à Halle, le suisse arrive en confiance à Londres, après une semaine loin d’être parfaite pour lui, mais qui a le mérite de l’avoir rassuré. Des adversaires coriaces, contre qui il a dû s’employer tout au long de la semaine dernière, mais le maître soulève au final son dixième titre au Gerry Weber Open, le 19ème sur gazon, le 102ème de sa carrière. Le tout à 37 ans et 10 mois, excusez du peu. 

Même si le tournoi ne lui a pas toujours réussi (on ne parlera pas de la défaite contre Stakhovsky), le suisse reste le favori pour cette édition. Il aura sûrement à coeur de faire mieux que son quart de finale de l’an passé, perdu face à Kevin Anderson alors qu’il avait deux sets d’avance. D’autant plus que Federer voit ses compères le rattraper au niveau des Grand Chelem remportés : 18 pour Nadal et 15 pour Djokovic, moins âgés que lui. Le temps presse pour Roger, car on a pu l’observer sur ses dernières apparitions lors de matchs en trois sets gagnants, le suisse a de plus en plus de mal à tenir un niveau de jeu constant dès que la joute dépasse les trois heures de jeu.

Mais une chose est sûre, Roger connaît bien Londres. Très bien même. 11 finales à Wimbledon, pour huit titres. Le suisse a très souvent dominé ses adversaires, en particulier il y a deux ans, lors de sa dernière victoire, où il n’a pas perdu un set de tout le tournoi, balayant littéralement sur sa route Mischa Zverev, Grigor Dimitrov, Milos Raonic, Tomas Berdych et Marin Cilic, qui – vous l’avez remarqué – sont tous en perdition totale depuis. L’an passé, le suisse avait eu un parcours plus tranquille avant de tomber sur le mur Kevin Anderson, auteur d’une excellente saison 2018. Peut-il aller plus loin cette année ? La réponse courant juillet. 

Des têtes de série absentes, les remplaçants à la hauteur ?

Avec le potentiel forfait de Rafael Nadal et la grosse blessure de Juan Martin del Potro, le tournoi perdra forcément de sa saveur. Les deux protagonistes nous ont offert des prestations spectaculaires l’an passé, rien que leur duel en a fait s’émerveiller plus d’un. Mais que dire de l’affrontement entre le taureau de Manacor et Novak Djokovic en demi-finale, le plus beau match de l’année 2018, et sûrement un des plus beaux du duel Nole-Rafa, voire même de l’histoire du tennis. Mais cette année, l’argentin ne sera pas présent, et l’espagnol est incertain, et quoi qu’il arrive, ne sera pas à 100% de ses capacités. 

Place donc à des remplaçants. Comme l’an passé, la Next Gen semble avoir mal préparé le gazon, hormis Felix Auger-Aliassime qui semble sur un nuage depuis quelques temps. Dominic Thiem pourrait sortir du lot, lui qui a tenu tête à Rafael Nadal pendant deux sets lors de sa seconde finale de Grand Chelem à Roland Garros. On sait le gazon apprécié de l’autrichien, même si ce dernier est plus à l’aise sur ocre. Quant aux autres membres de la post-Next Gen, Alexander Zverev semble toujours dans les limbes, malgré quelques coups d’éclat, qui restent insuffisants. Daniil Medvedev, lui, s’est montré convaincant au Queen’s. Un parcours encourageant mais stoppé net en demi-finale par le numéro 2 français Gilles Simon. Il reste du boulot chez les jeunes.

34. C’est la moyenne d’âge des quatre joueurs présents en finale des tournois sur gazon ce week-end. Le « grand remplacement » n’est pas près d’arriver, sans mauvais jeu de mot. Les revenants Feliciano Lopez et Gilles Simon sont venus à bout des jeunes pousses Auger-Aliassime et Medvedev au Queen’s, en faisant parler l’expérience. Quant à Halle, Roger a fait du Roger. On s’attend donc à voir les anciens performer à Wimbledon, car avec une moyenne d’âge de 29 ans et 6 mois à Roland, on voit bien que les joueurs âgés durent plus longtemps. Nous préférerons Albert Camus à Renaud, qui disait « Il faut bien que vieillesse se passe« .

Directeur de la rédaction | Plus d\'articles

Passionné par ma vocation, et par le tennis. Entre analyses, enquêtes ou reportages, mon fil d’Ariane est d’exposer ce que l’on ne voit pas forcément au sein du monde de la petite balle jaune.

Mickaël Corcos

Passionné par ma vocation, et par le tennis. Entre analyses, enquêtes ou reportages, mon fil d’Ariane est d’exposer ce que l’on ne voit pas forcément au sein du monde de la petite balle jaune.

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